C‘est seulement une fois installés dans l‘avion, en
survolant le Groenland que nous prenons pleinement la mesure de l‘évènement.
Comme une grande grille où tout à une place très précise. Une demie solution n‘est
pas une solution ; les „raccourcis“ pris montreront leurs mauvais côtés plus
tard. 60 jours ou plus de „challenge“, et de „difficultés“, ce n‘est pas du
gateau ! Même si nous avons une grande confiance en nos chances de réussite,
nous comprenons bien la notion de défaite : Mika a échoué à terminer une des
plus faciles grilles de sudoku emportées avec nous ; la barre est placée haut !
mercredi 16 avril 2014
dimanche 13 avril 2014
C'est au pied du mur que l'on voit le maçon...
Il y a tant de choses que nous aurions aimé partager concernant la préparation de cette expédition. Malheureusement, depuis 2 mois, le temps nous a vraiment fait défaut, tant nous avons été occupés à gérer des dizaines de points de détails relatifs à la logistique du voyage. Mais à la veille du départ, il nous semble important de faire un point qui viendra clore la première partie de cette expé : les préparatifs. Car oui, aussi étrange que cela puisse paraître, nous pouvons dire que nous avons, à cette heure, parcourue une moitié de chemin vers notre objectif tant cette partie immergée de l'iceberg est fondamentale !
Ce projet d'expédition s'est décidé il y a 2 ans et demi (l'idée nous trottait dans la tête depuis plus longtemps encore). Nous y travaillons très concrètement depuis plus d'an et demi. Ces six derniers mois, la cadence des préparatifs s'est accéléré et nous avons consacré l'essentiel de notre énergie à cela, mettant entre parenthèse le reste de nos existences. Les 8 dernières semaines ont été intenses. Depuis 1 mois, ce sont entre 15 et 20 h (oui !) quotidiennement passés devant l'ordinateur et au téléphone, pour tenter de finaliser chaque aspect de notre entreprise. Un travail énorme, loin de l'image idyllique que l'on a d'une préparation d'expédition où l'on s'imagine les protagonistes peaufiner leur condition physique...
Mais non ! une telle expédition ne peut avoir une chance d'aller au bout que si l'ensemble des aspects logistiques a été soigneusement préparé, anticipé. Au risque de casser le mythe ou de vous décevoir, il faut bien dire les choses telles qu'elles le sont : c'est fastidieux, et ça se rapproche davantage du boulot d'un chef d'entreprise que celui d'un sportif de haut niveau... Mais c'est aussi ce qui explique qu'il n'y ait finalement pas tant de volontaires pour ce genre de baroudes...
La concrétisation d'un tel projet est aussi le résultat d'un travail d'équipe et de l'énergie apportée par l'ensemble des personnes qui ont oeuvré à sa réalisation.
- Nos partenaires bien entendu:
- Nos partenaires bien entendu:
- Snowsled
- Flysurfer
- Carnets d'aventures
- Laurent Jégu, coordinateur logistique
- Romain Moissard, secrétaire association WOG, logistique France
- Damien Fourcy, cartographie satellite
- Paul Cohen, relais logistique Narsaq
- Sophie Castet et Marie-Anne Magnan, prépa pharmacie
- Olivier Nobili et Marie-Anne Le Van, dossier présentation
- Ludo, magasin Vertige Montagne
- Bruno Staïner, recherche de partenaire
- Ramon Schoenmaker
- Roger Daynes
- Sylvie & Jean-Pierre Boileau
- et bien d'autres encore
Qu'ils en soient tous ici très sincèrement remerciés. Ce départ leur est dédié.
Le départ (de l'aéroport de Genève) a lieu lundi 14 avril. Nous serons à Narsarsuaq, au sud du Groenland, le 15. Le départ de l'expédition à proprement parlé aura lieu dans les jours qui suivent, au niveau de la mer, au fond du fjord Qaleralik.
Nous ferons notre possible pour vous transmettre des nouvelles quotidiennes de notre progression depuis la glace de l'inlandsis.
On compte sur vous pour nous soutenir dans cette folle épopée. Restez connectés !
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| Flysurfer Speed3 19 DL |
vendredi 11 avril 2014
'Blinder' ... Encore 'blinder', toujours 'blinder' !
'Blinder'... Un leitmotiv, le maître-mot...
Evidemment, nos 'tuniques'' n'échappent pas à cette logique rampante et dévorante...
commençons par la tête : en plus d'un bonnet chaud pour le soir, d'une casquette pour la fin du périple (mi-juin, le soleil cognera fort), d'un casque pour kiter, 3 cagoules (2 chaudes et 1 fine) et 2 masques de ski entrent dans la 'valise' de chacun d'entre nous : ce sont les meilleurs atouts pour préserver nos visages des engelures... Et pas question de se trouver dépourvu de ces protections incontournables. Alors, on double...
Prenez les mains : mêmes constats, même combats. Les sous-gants, la 'base' puisqu'on ne les quitte pour ainsi dire pas. Du consommable, donc. Les gants, au minimum, on double, voire on triple ! des 'pas très chauds', des 'moyennement chauds', des 'très chauds'. Et puis les moufles et les surmoufles : on entre là dans l'équipement 'de survie' des doigts. Donc là, pas de tergiversations, on double, en cas de perte...
Prenons maintenant les pieds : vaste problème que ces extrémités là, les plus éloignées des centres thermo-régulateurs... Mal lotis avec ça : car pour pouvoir kiter des centaines de kilomètres dans les champs de bosses des sastrugies sans ralentir notre progression, il faut skier fort, agressif. Or, si les chaussures de ski que nous utilisons permettent cela, elles ne sont en revanche pas conçues pour isoler des pieds par des températures extrêmement basses. Nous avons longtemps cherché des solutions, fabriquant nos propres surbottes ou customisant celles trouvées dans le commerce. aucune solution satisfaisante jusque-là... ça va peut-être changer car nous avons cette fois découvert un produit qui semble bien plus aboutit et fonctionnel que ce qu'on a vu jusque là, et qui plus est conçu spécifiquement pour des chaussures de ski : une grande première ! Des surbottes en néoprène fabriquée par la marque 40 Below (tout un programme... qui pourrait bien être aussi le nôtre !). On va tester ça, on vous racontera.
| Les surbottes en néoprène de la marque américaine Forty Below, spécialement conçues pour les chaussures de ski. Un atout supplémentaire indéniable : elles s'enfilent et se retirent très facilement... |
Mais n'oublions pas le constat suivant : Une protection parfaite de toutes ces extrémités passe aussi (et surtout ?) par une isolation thermique réellement efficace des parties vitales (dont le buste, le ventre, le cou) mai aussi des jambes. C'est pourquoi, en dessous de -20° C, nous kitons en salopette et grosse veste en plume. Ultime rempart contre le froid, le meilleur gage de conserver une température centrale suffisamment élevée afin que le sang continue d'irriguer toutes les extrémités...
jeudi 10 avril 2014
"Sous les feux de la rampe"
Explorersweb est un site Web mondialement populaire pour tous les amateurs d'aventure ; il répertorie entre autre les expéditions en partance et donne des nouvelles de l'avancée de celles-ci.
ExplorersWeb nous a donc posé quelques questions au sujet de notre expédition et fait un joli petit article de nos réponses :
Cornelius Strohm and Mika Chavarin to attempt Greenland Circumnavigation: ExWeb interview
ExplorersWeb nous a donc posé quelques questions au sujet de notre expédition et fait un joli petit article de nos réponses :
Cornelius Strohm and Mika Chavarin to attempt Greenland Circumnavigation: ExWeb interview
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| Entrainement à Finse, Norvège. Voile à caissons fermés Flysurfer SPEED4 10. |
jeudi 3 avril 2014
Pulka : la valise du voyageur à ski
Equation délicate : nous voyagerons en totale autonomie, ce qui génère 2 contraintes majeures et antagonistes :
- avoir les éléments pour remédier à une casse intempestive
- limiter le poids embarqué.
Autant dire qu'il s'agit là d'un véritable casse-tête ! Pour chaque article, la même question se pose : "peut-il casser ?" La réponse est malheureusement rarement négative, et c'est au prix de pas mal de tergiversations, de réflexions, d'analyse, de discussions que l'on finit par trancher...
Etonnamment, plus on a d'expérience, plus on a tendance à vouloir 'blinder' son équipement, à réduire le risque d'une perte ou d'une casse qui peuvent tout simplement signer la fin de l'aventure... Mais au moment de partir vient le verdict qui, lui, est sans compromission : le matériel rentre-il dans les pulkas ? Et si oui, sommes nous capables de les tracter ??
- avoir les éléments pour remédier à une casse intempestive
- limiter le poids embarqué.
Autant dire qu'il s'agit là d'un véritable casse-tête ! Pour chaque article, la même question se pose : "peut-il casser ?" La réponse est malheureusement rarement négative, et c'est au prix de pas mal de tergiversations, de réflexions, d'analyse, de discussions que l'on finit par trancher...
Etonnamment, plus on a d'expérience, plus on a tendance à vouloir 'blinder' son équipement, à réduire le risque d'une perte ou d'une casse qui peuvent tout simplement signer la fin de l'aventure... Mais au moment de partir vient le verdict qui, lui, est sans compromission : le matériel rentre-il dans les pulkas ? Et si oui, sommes nous capables de les tracter ??
La pulka est la valise du voyageur à ski. Et quand le voyage et long et périlleux, mieux vaut que la valise soit volumineuse et robuste !
En 2005, une trio de jeunes norvégiens démontraient qu'il était tout à fait possible de réaliser de très longues traversées en snowkite avec des pulkas de taille classique et d'un coût tout à fait modéré. En 2008, nous avons nous mêmes expérimenté avec bonheur cette économie de moyen.
Cette fois, notre chargement nous oblige à des tailles de pulkas plus importantes. Mais nous nous en tenons au même concept et restons fidèles à la marque anglaise déjà utilisée sur les expés précédentes : Snowsled
C'est d'ailleurs une fidélité réciproque puisque le sympathique patron, Roger Daynes, de cette petite entreprise spécialisée dans la confection de matériel d'expédition polaire est un de nos rares partenaires et nous fournit le matériel.
Chacun de nous sera équipés de
- 4 pulkas Ice Blue® Expedition pulk : nous emboitons 2 coques de pulkas l'une dans l'autre et confectionnons un attelage en assemblant côte à côte de 2 'piles' de pulkas. Intérêts du procédé : plus grande stabilité de l'attelage à grande vitesse dans les sastrugis (risque de retournement limité), rigidité des coques accrue, 1 jeu de 4 pulkas de rechange en cas de casse ou d'usure prématurée...
- 2 sacs de chargement Snowsled hautement résistant, d'un volume de 350 L chacun.
Un grand merci à Snowsled Polar pour le développement des grandes Ice Blue pulks en plastique et pour leur soutien de notre expédition!
En 2005, une trio de jeunes norvégiens démontraient qu'il était tout à fait possible de réaliser de très longues traversées en snowkite avec des pulkas de taille classique et d'un coût tout à fait modéré. En 2008, nous avons nous mêmes expérimenté avec bonheur cette économie de moyen.
Cette fois, notre chargement nous oblige à des tailles de pulkas plus importantes. Mais nous nous en tenons au même concept et restons fidèles à la marque anglaise déjà utilisée sur les expés précédentes : Snowsled
C'est d'ailleurs une fidélité réciproque puisque le sympathique patron, Roger Daynes, de cette petite entreprise spécialisée dans la confection de matériel d'expédition polaire est un de nos rares partenaires et nous fournit le matériel.
Chacun de nous sera équipés de
- 4 pulkas Ice Blue® Expedition pulk : nous emboitons 2 coques de pulkas l'une dans l'autre et confectionnons un attelage en assemblant côte à côte de 2 'piles' de pulkas. Intérêts du procédé : plus grande stabilité de l'attelage à grande vitesse dans les sastrugis (risque de retournement limité), rigidité des coques accrue, 1 jeu de 4 pulkas de rechange en cas de casse ou d'usure prématurée...
| Nouvelle Ice Blue® Expedition pulk, avec une capacité de charge accrue. |
- 2 sacs de chargement Snowsled hautement résistant, d'un volume de 350 L chacun.
| Nouveaux sacs de chargement avec un volume de 350 l. |
Un grand merci à Snowsled Polar pour le développement des grandes Ice Blue pulks en plastique et pour leur soutien de notre expédition!
samedi 29 mars 2014
Fret - Par voies terrestres puis maritimes...
Alors qu'en 2008, au départ de notre traversée sud-nord du Groenland, nos pulkas dépassaient les 120 kg par tête de pipe, cette fois nous serons chacun encore alourdi d'une cinquantaine de kilos supplémentaires, soit environ 350 kg de nourriture, de carburant et de matériel que nous allons devoir hisser à deux sur la calotte groenlandaise...
| Transit d'une partie du matériel des Hautes-Alpes vers Grenoble avant reconditionnement |
Excepté quelques articles spécifiques, comme le carburant des réchauds et le fusil, qui nous attendent au sud du Groenland, le reste est intégralement expédié depuis la France. Il n'était évidemment pas concevable d'embarquer tout cela sur nos vols les 14 et 15 avril. Nous avons donc affréter notre équipement par voies terrestre et maritime, moins coûteux [et peut-être un peu plus sûre] que le fret aérien.
Le chargement était enlevé par camion à Grenoble le 7 mars [la veille du départ de Cornelius pour notre semaine de kite à Finse, en Norvège] et embarqué comme prévu le 25 Mars, à Aalborg au Danemark, à bord du cargo Mary Arctica de la compagnie Royal Artic Line...
Il devrait arriver à Narsaq , notre point de départ au Groenland, le 5 Avril.
Merci au secrétariat de la Royal Arctic pour leur aide et leur patience lors des nombreuses tractations nécessaires à la mise en place de cet affrètement.
lundi 24 mars 2014
Gros boulot : 140 kg de nourriture reconditionnée !
Question : Comment empaqueter 64 rations quotidiennes de nourriture, soit 640 000 kcal et 140 kg, le tout en moins de 2 minutes ???
Réponse en regardant la petite vidéo de Cornelius !
(Musique copyright P. De Ridder "Blooming Grit")
Réponse en regardant la petite vidéo de Cornelius !
(Musique copyright P. De Ridder "Blooming Grit")
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